A cette occasion, les disciples viendront de toute l'Inde et même de l'étranger pour y participer. Ce jour-là, on fera une cérémonie dans le temple de l'ashram et Maharajji s'adressera à tous ses disciples en prenant la parole. La cérémonie se terminera par les bénédictions que le saint Maître répandra sur tous, présents et absents.
Il est vivement recommandé de se relier intérieurement à cette cérémonie et à Maharajji en ce jour spécial.
Comment se fait-il qu'il y a une telle fête?
D'un point de vue historique et traditionnel, on dit qu'elle est célébrée en souvenir du grand Instructeur et Maître que fut Vyasa qui écrivit dit-on, les Védas et certains autres ouvrages importants des Ecritures hindoues. Vyasa surnommé d'ailleurs Veda-Vyasa, est ainsi devenu le Gourou de l'hindouisme. Par la suite, elle a été étendue à tous les Gourous qui ont, d'âge en âge, continué de répandre la lumière divine pour le bénéfice de tous les êtres.
Le mot Guru (Gourou ou Maître en français) est formé de deux syllabes dont la première « Gu » signifie ténèbres, ignorance et la seconde « Ru » signifie lumière. Ainsi le mot Guru signifie celui qui dissipe les ténèbres en apportant la lumière.
Le doute destructeur
On entend souvent cette question: comment se trouve-t-il que l'Inde a toujours produit de nombreux saints et à toutes les époques sans exception, à la différence des autres parties du monde? En fait, l'une des explications principales réside dans cette relation spéciale que l'Indien entretient avec son Maître, son Gourou. Car en effet, pour l'Indien qui est tout aussi monothéiste que ceux qui se réclament du monothéisme sous d'autres horizons, Dieu qui dans sa transcendance est inaccessible (Parabrahman est l'Absolu, l'Unique transcendant), se manifeste pleinement à travers ceux qui ont atteint la réalisation spirituelle pour se rendre accessibles aux hommes. Ainsi, pour l'hindou, le Maître, le Gourou, représente à ses yeux l'incarnation vivante de la Divinité.
Les Maîtres agissent selon la loi d'harmonie
Trouvons-nous ailleurs qu'en Inde, la même attitude de confiance et de foi des disciples envers leur Maître? Dans ces régions autre que l'Inde, la société même admet-elle l'existence des Maîtres? Ne cherche-t-on pas systématiquement à discréditer celui qui se dit enseignant spirituel? Ne le soupçonne-t-on pas souvent d'être un imposteur ou une personne qui cherche à vivre aux crochets des autres? Malheureusement, les quelques cas d'imposture ont été érigées en règle et aujourd'hui, dans certains pays, le mot « spiritualité » même est devenu suspect. Alors il n'est pas très étonnant que ces régions du monde ne produisent pas autant de Maîtres et les quelques rares qui s'y incarnent sont obligés de travailler dans l'anonymat. Les Maîtres agissent selon la loi d'harmonie. Un Maître se manifeste là où l'atmosphère spirituelle est propice à son existence physique au point de vue vibratoire d'une part mais aussi à son œuvre spirituelle d'autre part. Il ne peut pas se manifester là où il n'y a pas un cœur ouvert qui aspire à l'infini. Aucun médecin ne voudrait opérer un malade dans un nid de microbes. Les pensées de suspicion, de doute et de défiance envers un Maître sont comme des microbes et ne peuvent l'attirer car elles sont terriblement inharmonieuses. Et ne comptez pas sur lui pour perdre son temps à se justifier. Il secouera seulement la poussière de son pied et s'en ira très loin de là.
Le pont de la confiance et de la foi
Par contre s'il y a foi, s'il y a confiance, si à cela on ajoute les efforts d'une sadhana sincère, on est alors sur l'autoroute qui va vers l'illumination spirituelle. La foi seule ne suffit pas mais sans elle, rien ne peut se faire.
Tout ceux qui ont lu les Évangiles se souviennent de l'insistance du Seigneur Jésus-Christ sur le problème de la foi. On se remémore par exemple comment Pierre qui marchait jusque là sur les eaux à l'invitation de son Maître, commença à s'enfoncer dès lors qu'il eut peur (Matthieu 14:25-33). On se souvient aussi de l'histoire de Bartimée, le mendiant aveugle qui demanda avec foi que Jésus le guérisse et Celui-ci le fit en disant « Va ta foi t'a sauvé » et qui recouvra instantanément la vue. (Marc 10: 46-53).
La Bhagavad Gita, au chapitre 4, versets 39 et 40, souligne ô combien, la place de la foi et du doute :
"L'homme qui est plein de foi, qui est sincère, et qui a maîtrisé ses sens, il obtient cette connaissance et ayant obtenu cette connaissance, il acquiert immédiatement la paix suprême.
L'ignorant, l'homme qui n'a pas de foi, celui qui doute, il va à la perdition, il n'y aucun bonheur ni dans ce monde ni dans l'au-delà pour celui qui est plein de doutes."
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