Rechercher dans ce blog

lundi 1 octobre 2007

Prakash Diwash ou Fête de l'illumination


L'illumination de Maharajji
Le 3 octobre prochain, on fêtera à Sacha Dham, la fête dénommée Prakash Diwash ou Fête de l'Illumination. Cette célébration se tient chaque année en souvenir de l'illumination spirituelle de notre Maître bien-aimé et vénéré Shri Hans Raj Maharajji le 3 octobre 1955. Et pourtant il venait à peine d'arriver la veille à l'ashram du grand Gourou Sacha Baba à Allahabad.


Comment arriva-t-il chez Sacha Baba? Maharajji à cette époque travaillait comme comptable dans l'administration indienne à Allahabad. Il contracta malheureusement une forme chronique de dysenterie qui l'épuisait et qui résistait aux différents traitements prescrits par les médecins. Maharajji était alors découragé et ne savait plus que faire pour retrouver sa santé. C'est alors qu'un de ses collègues de bureau Swami Navalji, lui recommanda d'aller voir Sacha Baba, un très grand saint résidant à Allahabad, qui allait le guérir. A cette époque Maharajji s'était déjà éloigné de la religion alors que quand il était enfant et un jeune homme, il avait voulu ardemment réaliser la Divinité tant son aspiration était grande. Il faut dire que dès son jeune âge, il voyait souvent de Grands Êtres de lumière en vision et en rêve. Mais avec le temps, cette aspiration s'était petit à petit évanouie. Il ne croyait plus à la religion et aux saints.


Cependant, ayant suivi en vain la médecine, il accepta l'offre de son collègue car après tout on ne sait jamais d'où peut venir la solution à un problème. Il se rendit donc à Sacha ashram situé à Arail, Allahabad, où Il fut accueilli avec bienveillance et amour par le Maître Sacha Baba. Celui-ci lui attribua une chambre avec tout ce qu'il fallait pour son séjour à l'ashram et lui recommanda d'aller participer à une séance de chants dévotionnels qui était en cours. Le lendemain matin, Maharajji décida de faire une séance de méditation dès l'aube. C'est au cours de cette méditation qu'une extraordinaire mutation se passa en sa conscience et en tout son être, lui permettant ainsi d’accéder à la réalisation divine. Il venait chercher la guérison du corps physique, il recevait la guérison de tout son être ! Il accédait à la réalisation du Soi. Ce fut un événement merveilleux qui allait être le tournant de sa vie et allait avoir plus tard une profonde répercussion sur des milliers d'hommes à travers le monde.


Le temps passant, Maharajji s'attacha petit à petit à Sacha Baba et il n'eut plus qu'un seul objectif: aider son Maître à éveiller la conscience et le cœur des hommes à la Sagesse, à l'Amour, à la Paix et à la Beauté de Dieu. Pour cela, il quitta son emploi de comptable et abandonna tout pour se mettre au service de Dieu et de son Maître.


Au service de Dieu
Pendant des décennies Maharajji voyagea à travers l'Inde pour pour faire partager les enseignements de son Mâître à tous ceux qu'il pouvait toucher. Il s'oublia lui-même complètement dans cette tâche. Progressivement, des disciples s'assemblèrent autour de lui et en 1974, Sacha Baba lui demanda de créer son propre ashram à Rishikesh, aux pieds des Himalayas: Sacha Dham ou “Place de la Vérité ultime” (ou “lieu saint”). Ainsi naquit Sacha Dham, où Maharajji s'établit. Depuis cette époque il a toujours vécu à Rishikesh et jusqu'au mahasamadhi (départ de ce monde) de Sacha Baba en 1983, Maharajji qui a toujours nourri un immense amour pour son Maître lui rendit régulièrement visite. Il a toujours dit qu'il travaillait au nom de Dieu et de Sacha Baba et tout ce qu'il fait, il l'attribue à son Maître, ne s' attribuant aucun mérite personnel même quand il opère ce que les hommes appellent des miracles.


Pour ceux qui ont passé ne serait-ce que quelques jours auprès de Maharajji, la vie de ce grand saint est un immense sacrifice fait par amour pour tous les hommes. Son exemple, tout en invoquant en chacun, la plus grand respect et la plus profonde vénération, demeure un modèle dont nous devons nous inspirer pour le bien de tous les êtres. En effet, tous les êtres sont en fait nous mêmes malgré les dénégations de notre conscience embrumée par l'illusion de l'ignorance qui nous fait croire que nous sommes différent et distinct d'autrui.


Des moments d'intense communion spirituelle
La fête de Parkash Diwash est une occasion pour rappeler aux disciples que le but de la vie est de parvenir à cette réalisation divine car avec le temps, on se laisse vivre et on oublie ses aspirations les plus hautes. Par ailleurs, au cours de cette même fête où une puja (cérémonie religieuse de haute portée mystique) est célébrée, Maharajji donne un impétus spécial à l'évolution de ses disciples en impartissant certaines énergies particulières que l'on a coutume de regrouper sous le vocable générique de “bénédictions”, mais toutes les bénédictions n'ont pas le même but et la même force. Le jour de Prakash Diwash, l'accent est mis sur l'illumination ! Beaucoup de ses élèves se rassembleront à Sacha Dham pour bénéficier de ces moments uniques de communion spirituelle et pour resserrer leurs liens avec le Maître. Pour ceux qui sont loin, il est toujours possible de communier avec Maharajji et l'assemblée de ses élèves en s'y connectant intérieurement car on nous apprend que le temps et l'espace n'existent pas en réalité.


Bénédictions spéciales
Donc en ce jour spécial, sans pour autant négliger sa tâche habituelle qui consiste à diriger l'humanité vers un état spirituel plus élevé, Maharajji accorde la plus grande attention au déversement de bénédictions sur ses disciples où qu'ils se trouvent dans le monde. Bien entendu Maharajji bénit ses disciples tout au long de l'année mais ce jour étant particulier, il accorde des énergies particulières. En ce jour, le canal entre Maharajji et ses disciples est plus largement ouvert si bien que ceux qui ouvrent leur cœur en se concentrant sur Maharajji pour recueillir plus de bénédictions recevront une grâce particulière en proportion des efforts qu'ils ont fait tout au long de l'année pour se connecter au fleuve sacré (le Maître) qui les purifie de la même manière que le divin Gange purifie les eaux sales qui s'y jettent.


En fait Maharajji a toujours affirmé que plus un élève aime son Maître (nous parlons ici de vrais Maîtres), plus facilement cet élève est purifié car cet amour ouvre plus grandement le canal par lequel le Maître peut oeuvrer pour extirper les mauvaises choses qui le retiennent loin de Dieu et en même temps pour lui transmettre des énergies bénéfiques permettant à l'Esprit divin en lui de se manifester. En effet, le Gourou est le représentant de Dieu, envoyé pour diriger les disciples qui sont en quête de plus de lumière. Et comme le but des disciples est de réaliser l'union avec Dieu, c'est au Gourou de jouer le rôle d'intermédiaire entre eux et Dieu. Par conséquent Dieu a donné au Gourou un grand pouvoir, le pouvoir de Shiva, pour retrancher tout ce qui est négatif dans la personnalité et dans le cœur du disciple. Il a été aussi doté de la nécessaire shakti ou pouvoir spirituel qui transforme l'élève en un grand arbre spirituel. Ainsi devenue une personne spirituellement réalisée, un tel disciple pourra communiquer directement avec Dieu, coopérant ainsi avec Lui pou aider à son tour les autres à retourner à ce divin état qui est le but de tous les hommes.


Par conséquent, ce qui est important est ce qui se passe en notre coeur tout au long de l'année et non juste le jour de la fête Prakash Diwash. Sachant que le Gourou est celui qui nous conduit des ténèbres à la lumière, il est nécessaire de tourner constamment notre cœur vers Maharajji toute l'année durant tout en s'appliquant à la sadhana qu'il nous a donnée. Alors seulement, nous serons certains que quelle que soit la bénédiction que le Maître veut bien nous accorder, nous serons en mesure de la recevoir dans sa plénitude.


Attention particulière pour l'humanité
Bien entendu, les disciples éprouvent une profonde gratitude envers Maharajji pour avoir dédié sa vie à l'humanité entière et en particulier à ses élèves. Maharajji à son tour leur demande de prier pour l'humanité afin que non seulement tous les hommes se tournent vers Dieu , mais aussi pour qu'elle soit protégée des épreuves et des désastres pour les mois et les années à venir. Il souhaite aussi que ses disciples, par leurs prières, aident l'humanité afin que les justes besoins de tout homme soient couverts. La lignée Sacha a pris les dispositions afin que cela soit un jour une réalité: à savoir que tout homme se tourne progressivement vers Dieu et que ses besoins essentiels soient couverts.



Puisse la paix, l'amour et la lumière de Maharajji descendre sur tous !


Maharajji Mahaprabhu Ki Jay !


jeudi 16 août 2007

La nouvelle voiture (Aurora, Allemagne)




Maharajji a fait beaucoup de choses pour moi et je lui en suis très reconnaissant. Un jour, j'eus un accident de voiture et la compagnie d'assurance déclara qu'elle n'allait pas la faire réparer parce qu'elle avait déjà presque dix ans. C'était vraiment un problème pour moi dans la mesure où je travaillais loin de mon domicile et j'avais besoin d'une voiture pour m'y rendre. Que faire? Mon mari n'avait pas d'emploi et mon seul salaire était insuffisant pour acheter une voiture neuve. On décida alors de demander l'aide de Maharajji bien que je fus réticente à cette idée. En fait il nous avait déjà aidé en maintes circonstances et je ne voulais pas l'importuner à nouveau. Toutefois Maharajji accepta d'intervenir et dit que je serais en mesure d'acheter une nouvelle voiture.

Encouragée par sa promesse, je partis choisir une qui me convenait. Cela fait,la question de payement se posait maintenant. Je consultai deux banques pour obtenir le prêt mais elles réclamèrent le bulletin de salaire de mon mari et le mien si bien que je ne pus obtenir de prêt auprès de ces banques. Heureusement, le concessionaire disposait de son propre établissement financier par conséquent je lui demnadai directement le prêt. Pendant que je discutais avec lui, j'espérais qu'il ne me réclamerait pas d'apporter le bulletin de salaire de mon mari en même temps que le mien. Mais heureusement, il ne demanda que le mien. Il me consentit un prêt de 10,000€, la somme dont j'avais besoin pour l'achat de la voiture. J'étais soulagée et en fut très reconnaissant envers Maharajji.

Bien que je fus étonnée d'obtenir un si grand prêt avec seulement mon salaire, cet étonnement s'évanouit très rapidement car je savais qu'avec l'aide de Maharajji tout devient facile. Cependant, six mois environ plus tard, j'avais besoin d'un petit prêt de 2000€. Quand je m'adressai à une banque, il me fut répondu qu'il fallait et le bulletin de salaire de mon mari et le mien pour me l'accorder. Ne pouvant fournir celui de mon mari, je m'adressai à d'autres banques mais j'eus la même réponse et donc je dus abandonner cette idée.

C'est alors je pris pleinement conscience que c'était en vérité un miracle que j'avais pu emprunter 10.000€ toute seule dans la mesure où on me refusait systématiquement de me prêter 2.000€ partout où je passais avec seulement mon salaire. Maharajji avait accepté d'apporter son aide de façon si simple, sans aucun tapage, sans aucun problème. Je dois dire que j'avais une si grande fois en Maharajji que je n'avais pas douté de ses paroles et tout avait semblé si naturel. Avec lui, même les miracles arrivent de façon si naturelle.

lundi 6 août 2007

Une perte très utile (Liloue, France)

La voiture de mon fils avait disparu. Après des jours de recherche vaine, je me lamentais et j'entendis une voix qui me dit:
"Tu pleures la voiture qui allait t'enlever ton fils!"

Maharajji avait fait disparaître la voiture et protégé mon fils qui risquait un très grave accident.
Maharajji est vraiment amour et toujours avec nous.

Un ticket providentiel (Cez, France)


J’attendais depuis plusieurs semaines une autorisation administrative pour une absence prolongée, afin de me rendre en Inde auprès de Maharajji. Cette autorisation exceptionnelle me fut accordée un vendredi, à une semaine de la date de mon départ.


Devant m’absenter plusieurs semaines, il me fallait régler, avant de partir, de nombreux problèmes dans le cadre de mon travail. C'est ainsi que toutes les demi journées des cinq jours précédant mon voyage, du lundi au vendredi, étaient entièrement occupées par des rendez-vous et des réunions. Le départ était programmé pour le samedi suivant. C’est alors que je me rendis compte le dimanche soir que je n’avais pas encore demandé de visa auprès du consulat de l’Inde. Je ne pus dégager dans mon agenda que le lundi matin pour déposer la demande et le mardi après midi pour retirer le visa.


Le consulat ayant été fermé le vendredi précédent, la très longue file d’attente de ce lundi faisait déjà près de cinquante mètres quand j’arrivai. Je n’en avais jamais connue d’aussi longue. Après plus de trois heures d’attente, à dix mètres de l’entrée du consulat nous voyions que de nombreuses personnes en ressortaient de plus en plus vite. Comme nous nous en inquiétions certaines d’entre elles nous informèrent que la distribution des tickets d’accueil était terminée et qu’on leur avait demandé de revenir le lendemain matin. Elles nous recommandaient donc de mettre fin à une attente devenue désormais inutile.


Revenir le matin suivant m’était très difficile. Tout en demandant intérieurement à Maharajji d’intervenir, je m’obstinai à avancer dans cette file où la plupart des gens restaient d’ailleurs, voulant entendre par eux-mêmes qu’ils ne pouvaient pas être reçus. Au bout de plusieurs minutes j’accédai enfin au hall du consulat où je me vis effectivement confirmer par le personnel que seuls ceux qui avaient un ticket pouvaient rester dans le hall, les autres devant revenir le lendemain matin.


Je restai cependant, attendant quelque chose de Maharajji.. Quoi exactement ? Je ne saurai le dire mais je ne me résolvais pas à partir car il me serait ensuite difficile d’obtenir à temps ce visa et la date de mon départ ne pouvait être décalée. Je m’obstinai pendant plusieurs minutes à rester dans l’une des files d’attente avec ceux qui avaient leur ticket alors que n’en ayant pas, je me ferais certainement refouler aux guichets. Je continuais d’invoquer Maharajji et de solliciter son aide.


Tout à coup, une personne à coté de moi dit qu’il y avait un ticket par terre, juste à mes pieds. Je m’en saisis promptement. Personne autour de moi n’avait égaré le sien. Je pus donc le conserver et accéder ainsi aux guichets où je déposai ma demande.


J’obtins même le visa pour le lendemain après-midi comme souhaité, alors que la plupart des demandeurs n’avaient d’autres choix que de revenir le surlendemain vu le nombre très important de dossiers à traiter.


J’eus véritablement le sentiment que manifestement, c’était Maharajji qui avait ainsi répondu à mes prières.

samedi 28 juillet 2007

Guru Purnima 2007



Le calendrier des fêtes religieuses en Inde comporte une fête spéciale, appelée Guru Purnima, dédiée au Maître que l'on appelle là-bas le Gourou. Cette fête est célébrée chaque année à la pleine lune du mois hindou d'ashad dans toute l'Inde et dans les temples hindous à travers la planète. Pour cette année à Sacha Dham, l'ashram de Maharajji à Rishikesh, elle sera célébrée le lundi 30 juillet.
A cette occasion, les disciples viendront de toute l'Inde et même de l'étranger pour y participer. Ce jour-là, on fera une cérémonie dans le temple de l'ashram et Maharajji s'adressera à tous ses disciples en prenant la parole. La cérémonie se terminera par les bénédictions que le saint Maître répandra sur tous, présents et absents.
Il est vivement recommandé de se relier intérieurement à cette cérémonie et à Maharajji en ce jour spécial.

Comment se fait-il qu'il y a une telle fête?
D'un point de vue historique et traditionnel, on dit qu'elle est célébrée en souvenir du grand Instructeur et Maître que fut Vyasa qui écrivit dit-on, les Védas et certains autres ouvrages importants des Ecritures hindoues. Vyasa surnommé d'ailleurs Veda-Vyasa, est ainsi devenu le Gourou de l'hindouisme. Par la suite, elle a été étendue à tous les Gourous qui ont, d'âge en âge, continué de répandre la lumière divine pour le bénéfice de tous les êtres.
Le mot Guru (Gourou ou Maître en français) est formé de deux syllabes dont la première « Gu » signifie ténèbres, ignorance et la seconde « Ru » signifie lumière. Ainsi le mot Guru signifie celui qui dissipe les ténèbres en apportant la lumière.

Le doute destructeur
On entend souvent cette question: comment se trouve-t-il que l'Inde a toujours produit de nombreux saints et à toutes les époques sans exception, à la différence des autres parties du monde? En fait, l'une des explications principales réside dans cette relation spéciale que l'Indien entretient avec son Maître, son Gourou. Car en effet, pour l'Indien qui est tout aussi monothéiste que ceux qui se réclament du monothéisme sous d'autres horizons, Dieu qui dans sa transcendance est inaccessible (Parabrahman est l'Absolu, l'Unique transcendant), se manifeste pleinement à travers ceux qui ont atteint la réalisation spirituelle pour se rendre accessibles aux hommes. Ainsi, pour l'hindou, le Maître, le Gourou, représente à ses yeux l'incarnation vivante de la Divinité.

Cette attitude tisse un véritable lien de confiance et de foi inébranlable de l'élève envers son Instructeur. Ceci a pour effet que le disciple a plus facilement accès à l'âme du Maître car il est une loi spirituelle selon laquelle si un croyant ou un disciple doute de son Maître ou d'une Divinité quelconque, il ne pourra jamais entrer en relation spirituelle avec lui. Pourquoi en est-il ainsi? On nous explique que le doute dresse une barrière infranchissable entre le disciple et le Maître (ou la Divinité si c'est d'Elle qu'on doute). Dès lors qu'il y a barrière, la lumière émanant du Maître ne peut toucher celui qui doute et il reste ainsi dans les ténèbres. Ce n'est pas pour rien que dans les Écritures de toute les religions, on a toujours recommandé au croyant d'avoir la foi. Ce n'est point parce qu'on voulait des gens soumis, qui ne pensent pas mais au contraire des gens qui n'élèvent pas de barrière entre eux et la Divinité. Celui qui doute peut faire tous les yogas et toutes les disciplines possibles, mais il n'arrivera à rien car chaque discipline spirituelle n'est pas seulement un ensemble de techniques mais aussi un lien psychique et spirituel qui relie le Maître et son élève. Par conséquent, quand, par la foi, la confiance et la sadhana l'élève a accès à l'âme du Maître, celui-ci peut lui transférer directement sur les plans subtils, sa propre lumière et sa connaissance.

Les Maîtres agissent selon la loi d'harmonie
Trouvons-nous ailleurs qu'en Inde, la même attitude de confiance et de foi des disciples envers leur Maître? Dans ces régions autre que l'Inde, la société même admet-elle l'existence des Maîtres? Ne cherche-t-on pas systématiquement à discréditer celui qui se dit enseignant spirituel? Ne le soupçonne-t-on pas souvent d'être un imposteur ou une personne qui cherche à vivre aux crochets des autres? Malheureusement, les quelques cas d'imposture ont été érigées en règle et aujourd'hui, dans certains pays, le mot « spiritualité » même est devenu suspect. Alors il n'est pas très étonnant que ces régions du monde ne produisent pas autant de Maîtres et les quelques rares qui s'y incarnent sont obligés de travailler dans l'anonymat. Les Maîtres agissent selon la loi d'harmonie. Un Maître se manifeste là où l'atmosphère spirituelle est propice à son existence physique au point de vue vibratoire d'une part mais aussi à son œuvre spirituelle d'autre part. Il ne peut pas se manifester là où il n'y a pas un cœur ouvert qui aspire à l'infini. Aucun médecin ne voudrait opérer un malade dans un nid de microbes. Les pensées de suspicion, de doute et de défiance envers un Maître sont comme des microbes et ne peuvent l'attirer car elles sont terriblement inharmonieuses. Et ne comptez pas sur lui pour perdre son temps à se justifier. Il secouera seulement la poussière de son pied et s'en ira très loin de là.

Le pont de la confiance et de la foi
Par contre s'il y a foi, s'il y a confiance, si à cela on ajoute les efforts d'une sadhana sincère, on est alors sur l'autoroute qui va vers l'illumination spirituelle. La foi seule ne suffit pas mais sans elle, rien ne peut se faire.
Tout ceux qui ont lu les Évangiles se souviennent de l'insistance du Seigneur Jésus-Christ sur le problème de la foi. On se remémore par exemple comment Pierre qui marchait jusque là sur les eaux à l'invitation de son Maître, commença à s'enfoncer dès lors qu'il eut peur (Matthieu 14:25-33). On se souvient aussi de l'histoire de Bartimée, le mendiant aveugle qui demanda avec foi que Jésus le guérisse et Celui-ci le fit en disant « Va ta foi t'a sauvé » et qui recouvra instantanément la vue. (Marc 10: 46-53).

La Bhagavad Gita, au chapitre 4, versets 39 et 40, souligne ô combien, la place de la foi et du doute :
"L'homme qui est plein de foi, qui est sincère, et qui a maîtrisé ses sens, il obtient cette connaissance et ayant obtenu cette connaissance, il acquiert immédiatement la paix suprême.

L'ignorant, l'homme qui n'a pas de foi, celui qui doute, il va à la perdition, il n'y aucun bonheur ni dans ce monde ni dans l'au-delà pour celui qui est plein de doutes."

Les hindous qui ont compris ces lois spirituelles depuis des millénaires savent avec raison la place du Maître sur la Terre et c'est avec raison qu'ils considèrent que Dieu est le Gourou et que le Gourou est Dieu. Cela peut heurter la sensibilité de certains mais à l'usage, qui a autant produit de saints que l'Inde? Son système n'a-t-il pas prouvé son efficacité? Le temps seul juge de la valeur de chaque chose en ce monde...

jeudi 26 juillet 2007

Résumé de la tâche du présent

Comme nous avons vu, d'après Maharajji et les Maîtres de la lignée Sacha, un grand cycle s'ouvre en ce moment qui va apporter progressivement la lumière dans le monde. Chaque être humain doit désormais tourner sa conscience vers Dieu afin d'être en harmonie avec les vibrations et les énergies puissantes de ce cycle. Se tourner vers Dieu ne veut nullement dire entrer dans les ordres monastique et religieux comme autrefois. Se tourner vers Dieu aujourd'hui veut dire faire de Dieu le centre de sa vie en Lui consacrant ne serait-ce qu'une heure minimum par jour en prière, en méditation ou autre pratique valable. Mais cette pratique spirituelle doit aller avec un cœur aimant, tolérant, ouvert aux autres, préoccupé par le Bien Commun. Tout cela doit aller de pair avec une vie normale de famille, des activités professionnelles servant ainsi la société au mieux de ses capacités. A part quelques très rares exceptions, se retirer de la vie ordinaire n'est plus de mise. Chacun doit apprendre à trouver la voie du juste milieu au cœur de la société humaine. Les mérites n'en seront que plus grands !

Une aventure grandiose
Suivre une telle discipline n'est pas simple, particulièrement au début car chacun de nous a tellement construit des habitudes de vie dont il aura du mal à se défaire. Cependant, celui qui veut parvenir à un résultat met toujours tout en œuvre pour y arriver. Chaque homme , quand il a les motivations nécessaires arrive toujours à soulever des montagnes. Pourquoi n'y parviendrait-il pas quand il s'agit de l'aventure la plus grandiose de son existence appelée la quête de la Divinité intérieure? C'est la raison première de sa venue en ce monde, il ne faut jamais l'oublier. Maharajji ne convie personne à adopter une religion particulière. Il enseigne plutôt une technique du yoga, une attitude intérieure basée sur le cœur pour trouver le Dieu qui est en chacun de nous et qui est le reflet du Dieu universel. Maharajji a toujours mis l'accent sur l'importance du cœur et on pourrait la résumer ainsi: vivre avec le cœur, voir les autres avec les yeux du cœur, faire toute chose avec le cœur car le cœur est le centre de l'amour en l'homme et l'amour est Dieu.

Du courage !
Il faut beaucoup de courage pour cette démarche. Mais quelle chose en ce monde ayant beaucoup de valeur ne nécessite pas du courage et un grand investissement de soi? Beaucoup de gens se souviennent de la parabole du trésor caché dans les Évangiles donnée par le Seigneur Jésus-Christ en parlant du Royaume des Cieux, nom symbolique de l'état de ceux qui ont atteint la réalisation spirituelle:
« Le Royaume des Cieux est semblable à un trésor qui était caché dans un champ et qu'un homme vient à trouver : il le cache à nouveau, s'en va, ravi de joie ,vendre tout ce qu'il possède, et achète ce champ. » (Matthieu 13:44)
C'est exactement, presque mot pour mot ce qu'affirme le Seigneur Krishna dans la Bhagavad Gita 6:22 - 23) :
« C'est le plus grand de tous les gains et le trésor auprès duquel tous les autres trésors perdent leur valeur, c'est là où une fois établi, l'homme n'est pas troublé par l'assaut de l'affliction mentale.
C'est la fin de tout chagrin, la conquête effective de cette béatitude inaliénable est le yoga (c'est l'union avec le Divin). On doit pratiquer résolument ce yoga sans céder à aucun découragement, à aucune épreuve, à aucun échec (jusqu'à la victoire finale) »

L'oeuvre de Prométhée
Bien entendu, ce n'est pas pour jouir de la béatitude éternelle que l'homme sage s'engage sur ce chemin du Royaume des Cieux car ce serait malgré tout une manifestation d'égoïsme même si ce n'est pas un égoïsme d'une basse nature. Tout être humain est en devenir un Prométhée, le Titan grec qui arracha le feu divin pour aller l'apporter aux hommes même si cela fut un lourd sacrifice pour lui. Par conséquent, un homme de coeur et de devoir s'engage sur le chemin de la réalisation du Divin surtout parce qu'il y a de l'aide à apporter à l'humanité souffrante, pour lui montrer concrètement et pas à pas le chemin de la paix et de la liberté sans fin et sans entraves. C'est le sens du sacrifice de tous les Maîtres véritables. Afin de les servir, ils restent parmi les hommes alors qu'ils n'ont plus rien à y apprendre. La joie, le bonheur et les divines bénédictions ne sont que les fleurs du chemin mais elles n'en sont pas le but. Engageons nous donc avec une détermination sans faille sur le chemin de la conquête de notre éternité et de notre immortalité. Ainsi nous deviendrons des agents de la Divinité pour le bien de tous les êtres qui sont en fait nous mêmes au delà des apparences à cause de maya (illusion).

Une chaîne mondiale de pélerins
Ce qui est merveilleux c'est qu'à partir de maintenant, cette quête de la divinité intérieure est une aventure à la fois individuelle et collective dans la mesure où toute l'humanité y est engagée même si pour le moment, tout le monde n'en n'est pas conscient. Mais progressivement, à mesure que les années passeront, les circonstances se créeront et chacun s'y engagera consciemment. Nous serons d'autant plus forts que nous nous donnerons tous la main pour parcourir le chemin ensemble, nous appuyant les uns sur les autres !

Que la paix de Maharajji rayonne dans nos coeurs et dans tout notre être !

samedi 30 juin 2007

La Méditation

« Entre dans le silence et sache que Je suis Dieu » (Psaumes :46: 10)
La méditation est une technique très ancienne permettant à l'homme d'accéder aux trésors de Dieu qui sont en son coeur. Elle a pour objet de créer un canal de communication entre le cerveau physique et l'âme, puis avec l'Atma. Il y a plusieurs techniques de méditation mais nous n'allons pas les énumérer ici.

En plus de créer un canal entre le haut et le bas, la méditation calme le mental, affine les émotions et purifie le corps physique si bien que l'homme extérieur devient progressivement réceptif à l'influence de l'âme. Cela se traduit par le développement de l'intuition qui se manifeste de plus en plus fréquemment. Le disciple ressent de plus en plus souvent une certaine paix intérieure qu'il n'avait jamais expérimentée auparavant et qui s'approfondit au fur et à mesure qu'il pratique. Il devient plus tolérant et plus aimant envers autrui.

On dit que la patience est une vertu!
Avec le temps, si le disciple pratique régulièrement, il arrive un jour où l'homme extérieur et l'âme se fondent en une seule unité si bien que l'âme gouverne parfaitement l'homme extérieur. Il faut savoir que ces résultats prennent plusieurs vies avant de se manifester car dans la nature tout va lentement. C'est pour cela qu'il faut être très patient. A ce propos, les Maîtres conseillent toujours de pratiquer sans attendre les fruits de nos efforts car ce qui est certain, une fois les actes posés, les fruits en résulteront inéluctablement en temps opportun, quand Dieu trouvera que le moment est venu. Maharajji a l'habitude de dire que c'est petit à petit que la transformation du disciple s'accomplit. En fait quand le disciple pratique, une transformation intérieure se produit dans ses corps subtils et dans ce qu'on appelle les chakras. (Nous avons déjà signalé dans un article précédent combien il est dangereux de vouloir développer artificiellement les chakras par des expériences “miracles” trouvés dans des livres ou sur conseil de gens qui ne savent pas ce qu’ils font.)

Le Maître voit ses transformations avec ses yeux divins avant que ces transformations n'engendrent un effet extérieur. Cependant, le disciple lui, ne percevant encore rien au début, il se dit que rien ne se passe et souvent se décourage. C'est une erreur commune. La sadhana, c'est comme le paysan qui sème une graine dans le sol. Quand il a fini cette opération simple, il semble que dans les premiers jours rien ne se passe. Mais le paysan a été instruit par l'expérience et ne s'impatiente pas inutilement. Il fait ce qu'il faut à savoir arroser si nécessaire, enlever les mauvaises herbes et protéger l'aire du semis des oiseaux et de petits animaux. Puis il attend le temps qu'il faut et en général au bout de quelques jours, une petite plante frêle perce le sol, en route pour son ascension irrésistible vers les hauteurs! Le paysan ne s'inquiétait pas avant la germination car il sait que la graine passe par différentes phases de transformation dans le sol, et que tout ce cycle doit être accompli avant que la petite plante naissante n'apparaisse à l'extérieur.

Les acquis du passé
Bien sûr, nous voyons que certains disciples ont rapidement des résultats, semblant progresser à une vitesse phénoménale. Ce n'est pas le fait d'un miracle ni d'une justice partiale car Dieu n'est jamais injuste et fondamentalement les miracles n’existent pas. Ce qui nous apparaît comme un rapide progrès est dû au fait que ces disciples avaient déjà atteint ou approché ses niveaux dans la vie précédente et ils ne font que retrouver d'abord ces niveaux avant de le dépasser dans la vie présente s'ils poursuivent leur sadhana. En effet, dans chaque vie, on doit d'abord retrouver le niveau atteint dans la vie précédente avant de progresser quand on devient adulte. En fait, les différents corps d'un enfant ne peuvent supporter les hautes vibrations de l'âme et par conséquent, le niveau spirituel atteint dans la vie précédente est momentanément mise en sourdine.

Rien ne vaut un guide sûr
Ce qu'on pourrait ajouter c'est que l'idéal est de pratiquer la méditation sous la direction de son Maître. Certains rétorqueront qu'ils n'ont pas besoin de Maître car on trouve des techniques de médiation dans des livres et qu'il suffit de les utiliser et c'est parti! Nous demanderons à ces personnes : si vous voulez visiter ou traverser une forêt située dans un pays qui vous est inconnu, vaut-il mieux s'appuyer uniquement sur les descriptions faites par un de vos amis, les renseignements donnés par un livre servant de guide ou bien se faire accompagner par un natif de la région qui connaît bien cette forêt? Tout le monde s'accordera à reconnaître qu'il vaut mieux choisir un guide natif de la région plutôt que des descriptions d'amis ou d'un livre si détaillé soit-il!

Et pourquoi avons-nous comparé la méditation à la visite ou la traversée d'une forêt? Tout simplement parce que quand on pratique la méditation, la conscience va se mouvoir sur des plans qui ne sont pas le plan physique auquel on est accoutumé. Donc on a besoin d'y être guidé par celui qui s'y meut et les connaît comme nous autres hommes ordinaires connaissons le plan physique. De plus il y a certaines façons de méditer qui peuvent être préjudiciables au disciple. S'il a un Maître, celui-ci interviendra sur les plans subtils pour corriger ces erreurs.

Entre de bonnes mains
Maharajji intervient ainsi de temps en temps chez ses disciples quand c'est nécessaire pour redresser certaines situations que le disciple soit à Rishikesh ou à l'autre bout de la planète car son oeil divin veille en permanence sur ses disciples. Cette aide peut se faire par l'intermédiaire de l'intuition, d'un rêve ou des perceptions spirituelles directes. Si le disciple a des facultés spirituelles assez développées, il peut alors entendre clairement la voix du Maître lui recommandant de faire ceci ou cela ou de corriger telle façon de faire erronée. Mais ce n'est pas tout. Le Maître est aussi celui qui, quand il juge que le disciple a fait suffisamment de progrès, lui donne un surcroît d'énergie spirituelle pour hisser sa conscience à un niveau auquel l'élève seul n'aurait jamais pu prétendre.

Les fleurs de l'aspiration ardente
Bien entendu, pour diverses raisons, certains chercheurs ne pourront pas quitter leur pays pour aller trouver un Maître qui vit en Inde ou ailleurs. Dans ce cas par l'aspiration spirituelle et par la prière et la dévotion envers ce Maître qu'on a choisi, on peut se mettre sous sa direction spirituelle. La Maître est un être essentiellement spirituel et il sait qui dans le monde entier, aspire à être guidé par lui. Donc si le chercheur le mérite, le Maître le guidera et le protégera même s'ils ne vont jamais se rencontrer physiquement dans cette vie. Nous rapportons un tel cas sur ce blog avec l'histoire de la nonne hollandaise dans la section « Les disciples racontent ». Cette nonne n'a jamais rencontré physiquement Maharajji mais il la guida quand c'était nécessaire. Beaucoup de chercheurs sincères de par le monde ont expérimenté avec succès cette solution. Par contre, si on a les possibilités d'aller près du Maître, rien ne vaut le fait de passer quelque temps auprès de lui car le Maître peut aider davantage un élève qui est momentanément disponible, dégagé des soucis quotidiens du monde.

En effet, nous parlons ici d'énergies et ces énergies ne peuvent être données par le Maître que quand les conditions sont réunies sous peine de produire des résultats contraires de ce qu'on désirait. Les médecins n'opèrent les grands malades que si certaines conditions d'hygiène et de sécurité de l'acte médical sont réunies pour ne pas mettre en danger la vie du patient. Les Maîtres agissent pareillement. Ils ne peuvent octroyer une trop grande quantité d'énergie à celui qui baigne dans le monde, boit régulièrement de l'alcool ( on pourrait citer d'autres exemples d'agissements nocifs pour accéder à de hauts plans de conscience), n'a pas le mental calme ou les émotions momentanément mis sous contrôle. Quand on est près du Maître on fait en général des efforts pour être assez pur et cela facilite cette transmission d'énergies.



Ne pas faire une chose et son contraire
Une dernière chose avant de terminer cet article. Autrefois, ceux qui voulaient s'adonner à la méditation et à la sadhana en général se retiraient dans des monastères, des grottes ou des lieux isolés quelconques pour échapper au tumulte de la vie et à ces sollicitations de toutes sortes. Ce n'est plus ce que qui est souhaitable aujourd'hui et Maharajji dit que nous devons pratiquer là où nous sommes tout en faisant face à nos devoirs dans la société. Chaque cycle a ses exigences. Cependant, ce conseil ne veut pas dire que celui qui veut progresser spirituellement peut s'adonner à tout ce qui se passe actuellement dans ce monde moderne. Il faut, selon l'expression consacrée, être dans le monde sans être du monde. Certaines habitudes, en effet, ne favorisent pas le progrès en particulier s'adonner à beaucoup l'alcool, des drogues, trop de viande, trop s'abandonner à des pratiques sensuelles, être trop matérialiste. Il ne s'agit pas ici de questions morales car en général, la morale n'est que l'image déformée d'une loi naturelle non perçue clairement. Si nous disons que ces pratiques ci-dessus énumérées sont contraires au progrès, c'est parce qu'elles alourdissent les corps subtils au lieu de les affiner. Donc s'y adonner pendant qu'on suit une sadhana, c'est comme si on veut aller quelque part et on fait un pas en avant et deux pas en arrière . Quel en serait le résultat?

Une fois cela dit, même tous ceux qui, jusque-là font cela, ne sont pas moins dignes que les autres pour commencer une sadhana. Qui est capable de jeter la pierre à son frère, ne passons-nous pas tous par là? Le tout est de progressivement rompre avec les habitudes du passé. Marie-Madeleine dont la vie n'avait pas été un modèle de vertu jusqu'à la Rencontre, se révéla avoir plus de vertu à la fin que certain disciples de première heure du Christ en Palestine ... C'est la dévotion au Sentier, au Maître et à Dieu qui compte et non ce qu'on est aujourd'hui. Quand on a beaucoup de dévotion, les faiblesses sont facilement dépassées!

Que la paix de Maharajji soit sur tous !